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Où garer votre Camping-Car à Senones?

CC

 

1997 Senones 1997
Une tempête de grélons
s'abat sur la ville
Chateau en flamme
Le centre de Senones
est bloqué par les glaces
 

Voyage à Venise 2003

d'un camping-cariste vosgien

Drapeau de Croatie

 

Senones

 

Cigogne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

746 kilomètres séparent Senones de Venise.

Se rendre à Venise en camping-car pour une escapade de quelques jours en partant de Senones est donc tout à fait réalisable sans être pour cela un avaleur forcené de bitume.

ITINERAIRE

La quasi totalité de l'itinéraire se fait sur l'autoroute, dont une partie à travers la Suisse et ses superbes paysages alpins. Cependant les autoroutes suisses sont en perpétuels travaux et les autoroutes italiennes sont surchargées et dangereuses.

  • Au kilomètre 37, le tunnel de Sainte-Marie est payant: 10 €uros pour les camping-cars.
  • Au kilomètre 152, à la frontière suisse il faut s'acquitter de la vignette pour un montant de 40 Fr suisse ou 30 €uros - 3,50 Fr suisse.
  • Au kilomètre 290, au retour il sera possible de s'arrêter à la station "Gottard Raststätte" pour dormir dans un parking inaccessible aux poids lourds.
  • Au kilomètre 350, juste après le tunnel du Gothard, on trouve à l'aller une importante aire de service "Gottardo Sud", où il est possible de passer la nuit dans des conditions sûres.
  • Avant Milan, il existe deux péages autoroutiers: 1,5 €uros et 1€uro (tarif identique aux voitures en Italie).
  • Les aires de service entre Milan et Venise ne présentent aucun agrément pour y passer une nuit et il est préférable de les éviter.
  • Au kilomètre 732, un peu avant d'arriver à Venise, le tarif du péage est de 12,50 €uros.

PARKING A VENISE

Le plus simple et le plus pratique, même si c'est la formule la plus chère, est de stationner au parking du Tronchetto pour visiter Venise dans de bonnes conditions: embarcadère du vaporetto à deux pas : ligne 82, N (de nuit), DM (directe pour Murano) ou 4 (à certaines heures), possibilité de rejoindre Venise ou de revenir au camping-car à pied par exemple lorsque l'on s'attarde le soir dans la ville.

  • Tarif de parking: 21€uros les 12 premières heures, puis 16 €uros par tranche de 12 heures.
  • Pour le vaporetto, il existe des billets touristiques pour 3 jours au tarif de 23 €uros par personne.

Depuis quelques années, le parking est équipé de robinets d'eau, de prises électriques et d'un point de vidange des eaux usées permettant des séjours prolongés.

crayon

Samedi 3 mai 2003: départ de Senones à 13h30.

Nous empruntons le tunnel de Sainte-Marie rouvert à la circulation pour les moins de 3,5 tonnes. Les travaux réalisés récemment ont fait flamber le prix du passage.

Avant d'arriver à Mulhouse, plutôt que de suivre la direction Bâle, il est plus facile d'obliquer vers l'Allemagne en suivant la direction Lörrach et de traverser ainsi entièrement Bâle sur l'autoroute.

Le tunnel du Gothard est très fluide dans notre sens, si bien que nous atteignons la station "San gottardo sud" vers 18 heures.

La ville de Milan se contourne par le nord pour se rendre à Venise et vers 20 heures la circulation est relativement facile sur l'autoroute.

Un arrêt dans la seconde aire de service après Milan nous permet de souper avant de reprendre la route pour Venise.

Lagune

Nous parvenons au parking du Tronchetto à 23h30. Beaucoup de camping-cars y stationnent, mais nous trouvons un petit coin tranquille à son extrémité.

Dimanche 4 mai 2003.

Pour atteindre le parking du Tronchetto, il faut franchir le grand pont de briques rouges qui traverse les eaux et, du coup, il y a toujours un coté magique à se réveiller au coeur de la lagune.

Pont liberté

Ce matin, le ciel est bleu et le thermomètre affiche 20 degrés à 8 heures. Inutile de sortir les pull-overs.

Le programme de la journée, commence par la visite de l'Arsenal dans le quartier de Castello. D'importants travaux sont en cours dans le Rio dell' Arsenale qui est en partie asséché.

Tout près se trouve la "Scuola san Giorgio degli Schiavioni", l'école des Dalmates, richement décorée par Vittore Carpaccio, dont les toiles exceptionnelles sont visibles dans la salle du rez de chaussée.

En flânant un peu dans les calle et les campi, franchissant les canaux encombrés de gondoles chargées de touristes (nous ne sommes plus très loin de la place Saint-Marc), nous parvenons à l'église San Zaccaria dont la façade de style lombard est un chef d'oeuvre de la renaissance vénitienne. Au passage nous remarquons les nombreux drapeaux que les vénitiens affichent sur leurs maisons avec un seul mot d'ordre: "PACE"

Midi sonnant, nous nous arrêtons campo San Provolo au restaurant du même nom. Nous choisissons le menu pescere à 19,50 €uros: En entrée, moules vénitiennes (à la tomate) ou spaghetti vénitiens (aux anchois), puis sèches sauce noire à la vénitienne accompagnées de polenta et salade verte. Capuccino pour finir. Nous buvons un peu de vin blanc, un Chardonnay Villa Palestro.

L'addition est un peu chère, mais la cuisine était délicieuse.

Nous retrouvons la foule sur la place Saint-Marc. Quelques emplettes dans le quartier touristique de San Polo le long de la Ruga Vecchia nous prennent une bonne partie de l'après-midi.

Le traghetto ne fonctionnant pas le dimanche, il nous faut remonter vers le Rialto pour regagner le quartier de San Marco et nous rendre à la Scala del Bovolo, cet escalier si célèbre et si beau, blotti dans sa calle étroite et sombre. Nous ne résistons pas au plaisir de l'escalader et de contempler les toits de Venise depuis la terrasse qui le surplombe. Les Altana sont occupées à cette époque ensoleillée de l'année et regorge de plantes fleuries.

Nous nous arrêtons sur le chemin du retour à l'église Santo Stefano, connue pour son campanile et sa charpente en carène de navire inversée, richement ouvragée mais en partie cachée par des travaux de restauration. Dans la sacristie quelques oeuvres du Tintoret.

Lundi 5 mai 2003

Le parking s'est vidé durant la soirée et au petit matin.

Il ne reste que quelques véhicules disséminés sur l'immense espace goudronné.

La journée est consacrée à la visite de Murano. Nous prenons vers 10h30 le vaporetto DM qui nous mène directement sur l'île en une petite demi-heure.

Murano c'est l'île des verriers et toute l'activité artisanale est tournée vers ce commerce. La ville est cependant charmante, construite comme une Venise provinciale autour de ses canaux, sans les palais luxueux de sa voisine.

Le musée du verre, établi dans un prestigieux palais, est intéressant à visiter pour comprendre l'évolution du travail du verre au cours des siècles. De belles pièces sont exposées.

Nous mangeons le long du grand canal, à la trattoria "Ai Fratri" en face du Palazzo Da Mulà, des spécialités vénitiennes fort bien cuisinées.

L'île compte deux églises. Seule San Pietro Martire est ouverte à la visite, l'autre est en travaux de restauration.

Même si les boutiques de souvenirs sont omniprésentes dans l'île, il serait dommage de ne pas prendre son temps pour les regarder et admirer au delà de la bimbeloterie bon marché, l'extraordinaire variété du travail des verriers qui rivalisent d'imagination pour créer des oeuvres originales.

Pour le retour, nous empruntons la ligne 42 jusqu'à Zaccaria, ce qui nous permet de longer l'île de San Michele qui abrite derrière ses murs de briques le cimetière de Venise.

San michele

Puis nous suivons Fondamenta nuove, les quais au nord de la ville, contournons le quartier de Castello et l'Arsenal, croisons le Lido et parvenons à Zaccaria par le canal de San Marco.

Petite halte sur la terre ferme pour visiter l'intérieur de l'église San Zaccaria et son époustouflante collection de toiles qui tapissent les murs, notamment la "sainte conversation" de Bellini de toute beauté. Il ne faut pas manquer la sacristie où l'on aperçoit les mosaïques du sol de l'église antique et la chapelle d'or avec ses trois retables du XVème.

Par la ligne 82, nous regagnons le Tronchetto en passant par le canal de Giudecca et nous aurons ainsi fait le tour complet en bateau de Venise dans la journée.

Mardi 6 mai 2003

Aujourd'hui le but de la journée est la découverte de Burano.

Départ vers 10 heures pour l'embarcadère. L'itinéraire que nous avons choisi passe par Murano que nous atteignons rapidement par la ligne DM empruntée la veille. Nous descendons à la station Faro où nous devons changer de vaporetto et nous montons dans la ligne 13 qui nous amène à Burano vers midi.

L'atmosphère de l'île est très différente des autres îles de la lagune. Les maisons basses, très colorées bordent les canaux étroits encombrées de barques de pécheurs. Tout semble plus calme, les rues sont moins agitées que dans Venise et bordées de boutiques où s'amoncellent les trésors des dentellières que l'on aperçoit parfois à l'ouvrage dans les arrières boutiques.

Là encore, il faut prendre le temps de regarder la finesse de certains travaux et admirer la qualité des ouvrages proposés dans quelques magasins plutôt que de maudire l'exploitation effrénée du tourisme.

Nous nous arrêtons à la trattoria "Al Gatto Nero" sur le Fondamenta Giudecca. Mieux vaut arriver de bonne heure si l'on veut manger en terrasse, ce qui est le plus agréable dans ce décor de maisons multicolores au bord de l'eau. La cuisine est excellente et les spécialités vénitiennes sont succulentes.

Retour par Murano. Le vaporetto pour Ferrovia, P.Roma et Tronchetto étant archibondé, nous préférons prendre un "Diretto San Marco", traverser Venise jusqu'au Rialto en musardant devant les boutiques luxueuses du centre ville, et embarquer sur le 82 qui nous ramène à bon port.

Mercredi 7 mai 2003

Dernier jour à Venise.

Notre billet de vaporetto étant valable jusqu'à dix heures, nous démarrons pour 9 heures, ce qui nous arrange bien puisque nous avons prévu deux visites importantes: l'église I Frari et la Scuola Grande di San Rocco dans le quartier de S.Polo.

L'intérieur de I Frari est un amoncellement déroutant de monuments et de tableaux impressionnant. On y trouve la tombe de Claudio Monteverdi.

La Sculoa Grande renferme les oeuvres du Tintoret, dont une toile exceptionnelle, sans doute la plus belle oeuvre de l'artiste qui occupe tout le fond de la salle de l'Albergo: "la crucifixion du Christ".

Pour midi, nous retrouvons la Trattoria di Ignazo, sympathique restaurant dans lequel nous avions déjà eu l'occasion de manger lors d'un de nos précédents séjours, particulièrement agréable en raison de l'installation des tables dans une arrière-cour sous un ombrage végétal.

Notre dernière après midi dans la lagune est un peu nostalgique car il est difficile de quitter ce monde si particulier de Venise. Au hasard d'une calle, nous négocions un petit tour en gondole, histoire de céder à la tradition.

Que penser des gondoles et des gondoliers?

D'abord avant de mépriser le touriste béat qui se fait arnaquer pour un petit quart d'heure de bonheur vendu au prix d'un bon repas pour deux dans un restaurant, il faut se dire deux choses: La gondole est en soi un objet exceptionnel, prestigieux et s'y asseoir, toucher son bois, admirer sa finition est déjà merveilleux. Ensuite sillonner Venise au ras de l'eau en s'étonnant de l'habileté des gondoliers dans les petits canaux, donne un point de vue sur la ville très différent de celui du marcheur.

Et puis au diable, marchandez un peu le prix et choisissez un moment sans affluence et cela deviendra abordable!

A 17 heures nous traversons le grand pont qui nous ramène sur le continent et nous reprenons la route vers Senones.

Jeudi 8 mai 2003

Nous nous réveillons à la station "Gottard Raststätte".

Nous avons passé le tunnel du Gothard en fin de soirée sans difficulté, mais les stations suisses depuis Chiasso sont surpeuplées de poids lourds et il n'est guère envisageable d'y trouver un coin tranquille pour se reposer.

Heureusement à la station "Gottard Raststätte", une partie réservée aux véhicules de tourisme ne peut pas être colonisée par les poids lourds et il est possible d'y stationner pour une durée n'excédant pas 15 heures.

Chaque année depuis maintenant six ans, nous nous rendons à Venise à l'occasion d'un week-end prolongé. Nous avons vu la ville sous de nombreux aspects en des saisons très différentes comme au moment de l'acqua alta. Il faut beaucoup de temps et de séjours pour découvrir le charme de la cité lagunaire.

Il est certain que nous ne nous en lassons jamais, et qu'à chaque fin de voyage nous n'avons guère qu'une idée en tête: y retourner le plus vite possible.

 

 
   
   
   
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