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Où garer votre Camping-Car à Senones?

CC

 

1997 Senones 1997
Une tempête de grélons
s'abat sur la ville
Chateau en flamme
Le centre de Senones
est bloqué par les glaces
 

Voyage en Ukraine 2011

d'un camping-cariste vosgien

Drapeau de Croatie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quatrième partie: Crimée, Odessa

Samedi 18 juin 2011 Alupka - Yalta - 41 kms

Notre halte nocturne aurait été parfaite, si une bande de jeunes éméchés n'étaient pas venus squatter le parking de 1h à 2h du matin, radio de voiture à fond. Dommage!

Nous sommes à deux pas du château d'Alupka que nous apercevons depuis notre fenêtre. Pour parvenir au château, il faut une nouvelle fois se repérer dans un dédalle de petites rues qui descendent vers la mer sans indications. Nous trouvons un parking gardé près de l'entrée , qui aurait pu faire un agréable point de chute pour la nuit. Un chemin ombragé mène au château dont l'originalité est d'être de style Tudor sur sa façade nord et de style mauresque sur sa façade sud.

Nous sommes imprégnés du livre d' Anne Wiazemsky " Aux quatre coins du monde", dont l'histoire se passe dans ces lieux, et pleins de hâte de découvrir les fameux lions de la grande terrasse, mais surprise désagréable, c'est aujourd'hui jour de fermeture exceptionnelle! Il ne nous reste qu'à nous promener un peu dans les allées du parc et faire le tour de la bâtisse.

Nous repartons dépités vers Yalta, avec la ferme intention de visiter Livadia, le château d'été du Tsar Nicolas II, le dernier des Romanov. Parvenus à Livadia, nous trouvons le quartier du château bouclé par la police et l'armée, et un militaire nous fait comprendre que le site n'est pas accessible pour la journée.

Ялта
Yalta

Il ne nous reste que Yalta comme point de chute avec la délicate question du parking nocturne en ville. Cette fois ci la chance nous sourit dans un vaste parking gardé, situé en plein centre ville au début de la rue Moskowskaya, accessible sans difficulté aux camping-cars. Le gardien nous place gentiment très au fond du parking, un peu isolé, afin de nous assurer la tranquillité pour la nuit.

Coordonnées GPS : N 44° 50026' EO 34° 17154'

Nous partons déjeuner en ville et nous installons à la terrasse du restaurant Istoria en face de la plage Massandra. Le restaurant est très accueillant, agréablement situé et possède en plus une connexion Wifi.

Nous profitons de cette après midi "quartier libre" pour faire quelques courses d'alimentation et d'eau et commencer à rédiger les cartes postales, rituel obligatoire des vacances. Dans la soirée, après être allés manger au restaurant " суп " (lire "soupe") , nous faisons une longue promenade le long du quai Lénine très animé par une importante foule de touristes russes et d'autochtones qui se promène, regarde des spectacles de rue, s'attroupe devant les entrées de boites de nuit où dansent des jeunes femmes très peu habillées, s'attarde aux terrasses des cafés.

Nous rentrons au camping-car et nous retrouvons notre parking où le calme règne et l nuit s'annonce paisible.

 

Dimanche 19 juin 2011 Yalta - Alupka - Livadia - Yalta - 75 kms

Si ce n'était la panne de gaz à quatre heures du matin, le relai entre les deux bouteilles ne s'étant pas fait, la nuit aurait été parfaite. Il fait toujours chaud, presque 28° au lever.

Cette fois ci pas question de rater la visite du château d'Alupka. Nous retrouvons sans difficultés notre parking à proximité de l'entrée et moyennant 40 UAH nous y laissons notre véhicule.

La visite de l'intérieur du château ne se faisant que par groupes et avec un guide, c'est en ukrainien que nous découvrons le fameux palais, rebaptisé "Baïtovo" dans le roman d'Anne Wiazemsky. Le jardin d'hiver, le piano blanc et les six lions de la terrasse, debout, assis, couchés, tout contribue à nous donner l'émotion attendue.

Décidément l'apprentissage du cyrillique est incontournable, car pour apercevoir le "Nid d'hirondelle" symbole de la Crimée sur tous les prospectus touristiques, il faut s'écarter de la grande route et les indications ne sont pas, une fois de plus, très explicites. Le château, de facture récente, est en réalité très petit et décevrait si le coup d'oeil n'était pas finalement assez joli.

Nous décidons de poursuivre nos découvertes par la maison de Tchekov, dans les faubourgs de Yalta. La "datcha blanche" comme elle est surnommée, est un havre de paix dans un jardin agréablement entretenu. Il faut prendre le temps de s'asseoir sur le banc où le dramaturge et ses amis,  le pianiste Serguei Rachmaninov ou l'écrivain Maxime Gorky, devisaient ensemble. Dans la maison , qu'une gardienne nous fait visiter, nous pénétrons dans l'intimité de l'artiste et nous regardons avec un petit frisson le piano sur lequel Rachmaninov a posé ses doigts.

Mais à Yalta, il y a aussi l'incontournable Livadia. Nous nous rendons au palais avec le sentiment de touristes contraints et forcés de subir toute les visites de ce qu'il est obligatoire de voir! Quelle erreur! C'est avec un groupe de russes, habillés en grandes tenues de soirée, que nous parcourons les lieux. Le château raconte deux histoires: au rez de chaussée, le partage du monde par des puissants, Churchill, Roosevelt et Staline qui n'eurent pas beaucoup de considération pour les peuples dont ils décidèrent ainsi du destin. A l'étage, la vie des derniers Romanovs, le tsar Nicolas II et sa famille, dont on connaît la fin tragique. Il est curieux de découvrir les livres d'école en français, témoin d'une époque où notre langue était celle de l'europe des dirigeants. Le groupe de russes se dirigent vers un cocktail préparé à leur intention dans la cour qui sera suivi d'un concert ce qui explique les tenues. Discrètement nous nous éclipsons dans la boutique de souvenirs.

 

Le 19 juin étant la fête des pères, c'est au restaurant Istoria, où les serveurs nous reconnaissent et nous installent très agréablement, que nous passons la soirée. Le camping car a retrouvé sa place au parking de la rue Moskowskaya, et avant d'y retourner, nous profitons une dernière fois de l'animation du quai Lénine où nous nous attardons longtemps.

 

Lundi 20 juin 2011 Yalta - N5 Pravda - 312 kms

Nous quittons Yalta avec regrets, pour reprendre la route vers Sudak. Il fait toujours aussi beau et chaud. Après Alushta, la route devient différente, plus désertique et moins aménagée, donc plus secouante. Les stations balnéaires deviennent plus populaires et les 4X4 noirs des riches soviétiques se font plus rares. Des campings improvisés sont installés sur les plages et nous y faisons une halte pour le déjeuner de midi.

La visite de la forteresse de Sudak s'avère plus intéressante que ce que l'aspect extérieur laissait entrevoir. Ancienne place génoise, il s'agit d'un grand espace fortifié. Dans la partie supérieure des murailles, la vue sur la plage et la ville de Sudak est superbe.

Nous reprenons notre route vers Simferopol. Il devient urgent de penser à nous ravitailler en eau. A Radisne (N44.99664°, EO34.84538°) nous tombons sur un point d'eau accessible à tous, où de nombreux routiers remplissent leurs bidons. Le réservoir étant à nouveau plein, finies les restrictions d'eau!

Nous roulons à bonne allure et nous atteignons le soir un grand parking TIR sur le bord de la route, où ne sont rangés que quelques camions. Nous nous garons au fond , à l'abri des bruits de la circulation. Quelques gouttes de pluie tombent durant la soirée.

 

Mardi 21 juin 2011 N5 Pravda - Solovinaya Rosha  - 335 kms

C'est le solstice d'été et nous avons l'intention de gagner ce soir le camping «Solovinaya Rosha» pour y prendre quelques jours de repos avant d'entreprendre la route du retour. Nous sommes prêts de bonne heure. Aie, une sensation bizarre au démarrage: la roue arrière est crevée et pas de roue de secours sur les nouveaux camping-cars, juste le fameux kit Tirefit, dont nous savons tous que l'utilisation est extrêmement aléatoire. deux solutions s'offrent à nous: la solution locale (mais nous sommes garés dans une zone désertique et dans le café voisin, je ne trouve qu'une femme qui ne parle qu'ukrainien) ou la solution assurance et dépannage, pour laquelle nous optons.

Notre interlocutrice AXA est charmante, prend note de nos coordonnées GPS et nous assure qu'un dépanneur sera rapidement sur place. Elle contacte un correspondant en Ukraine et nous rappelle pour nous confirmer la mise en oeuvre des secours. Tout paraît parfait. Une demi heure après nous recevons un coup de téléphone, d'un ukrainien parlant un anglais incompréhensible.

Trois heures plus tard, ne voyant rien venir et les heures tourner, je rappelle ma correspondante AXA qui s'étonne de notre situation, relève les nouvelles indications sur notre position que je lui fournies et finit par m'avouer qu'elle avait des difficultés avec son correspondant ukrainien qui ne répondait pas.

Je me décide alors de faire une tentative avec le kit Tirefit et il arriva ce qui devait arriver: beaucoup de colle sur les chaussures et rien dans le pneu.

A quinze heures, de guerre lasse, j'envisage à nouveau la solution locale: Deux jeunes ukrainiens garés près du café acceptent de venir m'aider: Cric, dévissage difficile des boulons, mais roue grippée sur son axe. Je passe alors un coup de téléphone à mon garage Mercedes, qui m'explique la technique pour sortir la roue (en frappant fortement sur la roue). La roue enfin extraite, un des jeunes m'emmène à la station la plus proche, où mon pneu est réparé en quelques minutes.

Vers dix-sept heures, je reçois un coup de téléphone d'une agence ukrainienne de dépannage, mais nous venons juste de reprendre notre chemin! Le coût de l'opération aura été de 3 euros pour la réparation du pneu, 20 euros en remerciements pour le jeune ukrainien, et .... 110 euros de téléphone avec l'assurance!

кемпінг
Camping

Nous roulons d'un seul trait jusqu'au camping de «Solovinaya Rosha». Nous parvenons devant l'entrée à la nuit. Nous sommes chaleureusement accueillis et placés dans un joli coin. Malgré l'heure tardive, une rallonge pour nous obtenir l'électricité est installée.

Nous nous endormons rapidement. Demain sera un autre jour.

 

Mercredi 22 juin 2011 Solovinaya Rosha  - 0 km

Après la dure journée d'hier, la quiétude du camping est salvatrice. Je fais la connaissance dès le matin du propriétaire du camping, Jacob, grand-père d'Olga Prokopieva, avec laquelle j'avais échangé par mail avant notre départ. Il parle un peu allemand et un peu anglais et nous parvenons à nous comprendre.

Le camping est propre et joliment agencé. Les sanitaires sont simples mais suffisants, le branchement électrique est possible. Pas beaucoup de monde en basse saison, et un accès direct à la plage que l'ont atteint par des escaliers aménagés. La plage est fréquentée par quelques familles et l'espace disponible pour chacun est important. L'eau, bien qu'un peu fraiche, est très agréable.

Le prix du camping est modeste, 110 UAH par jour pour deux personnes. L'accueil pour nous autres "frantsuzʹkyy̆ " est particulièrement cordial.

Le camping n'est pas très difficile à trouver avec les explications et les photos fournies par le site internet, à quelques détails près, notamment sur les distances et la fin du parcours, mais heureusement il est toujours possible de demander son chemin!

Nos voisins biélorusses font la fête en soirée de façon un peu bruyante, mais s'arrêtent à 23h30 ce qui reste très raisonnable.

 

Jeudi 23 juin 2011 Solovinaya Rosha  - 0 km

Pas un nuage dans le ciel pour cette seconde journée de farniente. J'ai enfin réussi à finir le livre d'Andreï Kourkov qui dépeint la société ukrainienne et dans lequel on retrouve de nombreux lieux que nous avons visités à Kiev.

Nous profitons de ce séjour au camping pour aller nous baigner matin et soir, ce qui constitue une vraie détente après trois semaines sur les routes et quelles routes!

La question que nous nous posons est celle de l'itinéraire du retour: plusieurs possibilités s'offrent à nous:

- longer la mer noire et atteindre la Roumanie à Galati, mais les informations concernant l'état des routes et le passage de frontière le long du Delta ne sont pas encourageantes

- la traversée de la Moldavie nécessite de passer par la Transnitrie, zone de non droit peu conseillée.

- remonter vers Uman et repasser par les carpates pour gagner la Hongrie par la frontière de l'aller. C'est l'itinéraire le plus long, mais qui nous permet de nous arrêter au parc de Sophia à Uman que nous avions projeté de voir.

Nous optons pour la troisième solution.

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