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Où garer votre Camping-Car à Senones?

CC

 

1997 Senones 1997
Une tempête de grélons
s'abat sur la ville
Chateau en flamme
Le centre de Senones
est bloqué par les glaces
 

Voyage en Ukraine 2011

d'un camping-cariste vosgien

Drapeau de Croatie

 

Traversée du Dniepre à Cherkasy

1 - 2 - 3 - 4 - 5

 

Troisième partie: Kiev, Crimée

Dimanche 12 juin 2011 Kiev - 0 kms

Les sanitaires du camping n'ont pas été nettoyés depuis notre arrivée et les consommateurs du café qui les utilisent ne sont guère soigneux. L'eau de la douche est à peine tiède ce matin.

A la réception, nous payons pour les deux derniers jours en une seule fois! et nous voilà repartis pour notre marche de deux kilomètres jusqu'à la station de métro. Certes nous pourrions prendre un de ses petits bus ( marshrutka ) qui s'arrête à la demande devant le camping, mais un peu de marche n'est pas désagréable.

Nous descendons à la station Arsenal qui se trouve sur notre ligne, et nous parcourons un bon kilomètre sur l'avenue Ivano Mazepy pour atteindre la Laure de Petchersk (la Laure des Grottes). Avant d'y parvenir, nous passons devant le monument de la famine et nous jetons un coup d'oeil sur le Dniepre.

Nous sommes dimanche de Pentecôte orthodoxe et la Laure est bondée de monde. Chaque croyant tient pieusement dans sa main une plante verte vendue par de vieilles femmes tout au long du chemin qui mène à la Laure. L'église de la dormition ne peut malheureusement pas être visitée en raison de la fête religieuse. Un moine frappe à toute volée la cloche posée dans la cour qui résonne à vous en faire exploser les tympans.

Peu enclins à toutes ces démonstrations de ferveur croyante, nous nous réfugions dans le musée des trésors historiques pour admirer la superbe collection de bijoux Scythes qu'il abrite. Le pèlerinage dans les catacombes nous paraît cependant indispensable et c'est sous un soleil de plomb pendant les heures de midi que nous prenons place dans la longue file d'attente qui conduit à l'entrée des grottes où reposent les corps de 123 moines. Au bout d'une petite heure nous pénétrons enfin dans le saint du saint, un couloir à peine éclairé, creusé dans la roche, dans lequel les pèlerins avancent en file indienne. Les vrais croyants repérés par les gardiens ont droit au grand circuit, tandis que les touristes doivent se contenter de quelques salles. Seul l'éclairage d'une bougie est autorisé. L'affluence est telle qu'il est difficile d'entrevoir les momies au travers des tombeaux vitrés et de partager le mysticisme ambiant de ces croyants embrassant le couvercle transparent des cercueils.

Nous quittons la Laure avec un sentiment mitigé, celui d'avoir visité un bel ensemble de bâtiments monastiques dans lequel il est bien difficile de retrouver la paix et la solennité propice à la réflexion spirituelle. Pas loin de là, le pub " Patrick " nous accueille sur sa terrasse malgré l'heure avancée dans l'après midi et nous régale d'une soupe ukrainienne et d'une salade de poissons.

En quelques stations de métro, nous nous retrouvons au pied de la charmante rue Andreievski Ouzviz, qui relie Podil au quartier de la cathédrale Sainte Sophie. C'est la rue des artistes de Kiev, bordée de restaurants, de cafés et de galeries, mais où la plupart des boutiques vendent des objets destinés aux touristes.

Après l'achat de quelques souvenirs, les jambes se faisant lourdes, nous rentrons au camping Prolisok en taxi.

 

Lundi 13 juin 2011 Kiev - 0 kms

Il a plu cette nuit. Un orage avec de gros coups de tonnerre. La soirée avait été aussi bruyante, le café du camping ayant accueilli une fête et nous eûmes bien du mal à nous endormir. Cela explique un lever plus tardif et un départ seulement vers 11 heures pour les bords du Dniepre où nous avons repéré sur le Lonely Planet, un restaurant plutôt cossu, le Khutorok, installé sur un ancien navire à vapeur désormais à quai.

Nous arpentons les berges du fleuve un bon moment sans succès, et nous finissons par demander à un chauffeur de taxi de nous y conduire. Le khutorok? kaput, khutorok. Le Lonely Planet a bien besoin d'une petite mise à jour. Nous trouvons à quelques rues de là dans Podil, un restaurant à la terrasse ceinte de voilage et à l'accueil chaleureux. La cuisine est ukrainienne, raffinée, et les mets sont délicieux: une bonne adresse.

Le funiculaire nous ramène à la cathédrale Sainte Sophie, que nous n'avions pas encore visitée. Conçue, pour rivaliser avec la cathédrale de Constantinople du même nom, c'est une merveille, classée au patrimoine de l'Unesco. Elle contient d'exceptionnelles mosaïques dont une représentant une impressionnante vierge orante. Une montée dans la tour d'entrée permet de profiter d'une jolie vue sur les coupoles dorées de la cathédrale et sur la ville.

Il nous reste à nous rendre devant la présidence de la République ukrainienne, pour y découvrir le bâtiment le plus curieux de Kiev: la maison des chimères. Depuis le Krechtchatik, il faut grimper une cote pour y parvenir, car Kiev est construite sur plusieurs collines. La maison des chimères serait, somme toute, une maison ordinaire, si son architecte n'avait pas eu l'idée de couvrir le haut de ses murs de statues invraisemblables représentant toute sorte de monstres.

Quelques courses au Billa ( supermarché bien connu des vénitiens), histoire de faire le plein de Nemiroff, la vodka ukrainienne, et retour au Prolisok où le camping est toujours désert.

 

Mardi 14 juin 2011 Kiev - Mikolaiv - 520 kms

Nous nous levons à 6 heures du matin, car il nous faut traverser Kiev pour emmener notre fille à l'aéroport Boryspyl. La douche est froide dans les sanitaires, l'eau chaude n'étant mise en route qu'à partir de 9 heures. Le parcours jusqu'à l'aéroport est fluide. Le temps d'enregistrer les bagages et dans l'attente de l'embarquement, nous profitons un peu du Wifi de l'aérogare.

Nous décidons de descendre en Crimée par la rive gauche du Dniepre, renonçant, peut-être imprudemment, à la quatre voie qui mène à Uman où j'avais initialement projeté de visiter le parc de Sophia. A notre grande surprise, la route s'avère finalement d'assez bonne qualité et nous traversons le Dniepre à hauteur de Cherkasy sur une très longue digue se terminant par un vieux pont en fer.

Nous avançons rapidement sur cette route sans grand intérêt touristique, autre que des champs à perte de vue entrecoupés de rares villages. Tout semble bien parti pour atteindre la Crimée en une étape. C'était sans compter sur les aléas de la conduite en Ukraine! Une fois Cherkasy passée, la route retrouve son aspect habituel d'asphalte dégradé. Après Kirohvorad, pendant 40 kilomètres, elle est totalement détruite et il devient illusoire de dépasser le 20 kilomètres à l'heure, la conduite se faisant en slalomant sur toute la largeur de la route.

Bibi, notre camping-car est crotté jusqu'en haut des parois latérales. Nous sommes épuisés par la concentration de tous les instants que nécessitent ces conditions de circulation. Le soir venant, nous nous arrêtons dans une station pour nous ravitailler en essence et en profitons pour demander l'autorisation de nous installer dans le parking avoisinant afin de passer la nuit au coté d'un poids lourd dont le chauffeur a déjà déballé et installé son matériel de cuisine et sa télé.

Coordonnées GPS N 47° 02118' EO 32° 06277'

 

Mecredi 15 juin 2011 Mikolaiv - Katcha - 427 kms

La nuit a été particulièrement calme et reposante. Même si la route après Mikolaiv s'améliore un peu, il faut rester vigilant. Le paysage a bien changé. Les blés sont déjà mûrs et prêts à être fauchés, volontiers envahis par les coquelicots. Les bords de routes sont occupés par des paysans vendant leur production personnelle de cerises jaunes, de choux ou d'oignons.

автономною Республіки Крим
République autonome de Crimée

Nous atteignons la Crimée dont la frontière se réduit à un banal poste de contrôle de police où il n'est pas nécessaire de s'arrêter.

Євпаторія
Yevpatoria

Juste avant Yevpatoria, nous essuyons un violent orage, la chaussée étant coupée par des torrents de pluie. Cela aura au moins l'avantage de nettoyer un peu l'extérieur du camping-car. Se repérer dans une ville en Ukraine, d'en comprendre l'organisation géographique, et de trouver le lieu cherché tient plus de la chance que du sens de l'orientation. C'est donc par le plus grand des hasards que nous nous arrêtons dans le petit parking le long de la vieille mosquée.

Il est possible d'en visiter l'intérieur, à condition naturellement de bien de se couvrir. En face de la mosquée, le bord de mer nous donne notre première occasion de mettre les pieds dans la mer noire.

La plage de Yevpatoria a une allure d'ancienne cité balnéaire peu accueillante de l'ère soviétique, avec ses clôtures et ses horaires de fréquentation, cette impression étant renforcée par le ciel couvert de cette fin d'après midi. Le panneau "camping" à la sortie de la ville ne correspondant à aucun terrain accessible, nous décidons de pousser un peu plus loin vers Katcha, bon coin indiqué dans le récit de voyages de Catherine Gil. Malheureusement, il fait déjà presque nuit lorsque nous arrivons à Katcha et l'accès à la fameuse falaise nous paraît inaccessible. Cela nous apprendra à ne pas respecter les règles de base de tout camping-cariste: "s'arrêter de bonne heure, afin de repérer correctement l'emplacement où l'on va passer la nuit". Nous échouons sur un petit chemin de traverse à proximité de l'aérodrome voisin.

 

Jeudi 16 juin 2011 Katcha - Bakhchysarai - 34 kms

Бахчисарай
Bakhchysarai

Le grand beau temps est revenu et nous avons finalement bien dormi malgré la proximité de la route. La petite route qui mène à Bakhchysarai serpente entre les collines. Les vignes sont plus rares que sur le bord de mer. Le palais des Khans est bien indiqué et il suffit de suivre les cars de touristes pour parvenir devant son entrée située en haut de la ville. Nous nous garons un peu plus haut à quelques centaines de mètres, devant un charmant petit restaurant. Une bonne demi-journée est nécessaire pour apprécier le palais, ses dépendances et ses jardins. Il ne faut pas manquer, en plus de la visite traditionnelle, le cimetière des Khans, les hammams des hommes et des femmes et la tour du faucon.

En début d'après midi, nous déjeunons dans le café devant lequel nous sommes garés, où pour une centaine de Hryvnias un succulent repas de soupe ukrainienne et de varenikis nous est servi dans un cadre agréable et avec beaucoup d'attentions.

Pour visiter le monastère Ouspenski, nous reprenons le camping-car sur un peu plus d'un kilomètre et nous parvenons au parking. Un jeune homme nous fait signe de venir nous garer dans l'enceinte de son hôtel restaurant et nous propose d'y rester pour passer la nuit, ce que nous acceptons volontiers. L'ambiance du restaurant est orientale, pergolas de bois dans un jardin abritant des coussins et des tables basses et nous rappelle le restaurant des gorges de Saklikent en turquie. Naturellement, islam oblige, le café ne sert pas d'alcool et je dois renoncer à la dégustation d'une bonne bière ukrainienne avant la marche qui nous attend.

Nous partons par le chemin raide qui monte vers le monastère sous un soleil bien chaud. Le vieux monastère est creusé en partie dans la roche et abrite une église troglodyte que l'on découvre après avoir traversé la chapelle à la coupole dorée. De nouveaux bâtiments sont en construction en contrebas.

Чуфут-Кале
Choufout-Kale

Au delà du monastère, le chemin continue de gravir la montagne sur plusieurs kilomètres, de temps en temps agrémenté de vendeurs de souvenirs. Il permet d'atteindre, pour les plus courageux, le site de Tchoufout Kale, une cité karaïte troglodyte, construite sur le plateau. Des fenêtres des maisons la vue sur la vallée est à couper le souffle.

De retour au restaurant, nous nous installons dans une pergola, pour attendre en lisant le moment du repas du soir, qui sera excellent , composé de sarmas, feuilles de vigne farcies, de tchebourekis au fromage, suivis de moults desserts dont les fameux Sheker Keyek.

Le restaurant se vide vers 23 heures et le calme s'installe autour de nous, faisant de cet endroit une agréable étape.

 

Jeudi 16 juin 2011 Bakhchysarai - Alupka 151 kms

C'est le coq du restaurant qui nous réveille. Le temps est ensoleillé et la route pour Sébastopol est plutôt belle, ce que nous remarquons depuis notre entrée en Crimée. Parvenu à Sébastopol, nous peinons à trouver le fameux Panorama, musée particulier par sa conception circulaire. Heureusement, nous avions vu des photos du bâtiment lors du debriefing avant notre départ et nous apercevons au loin la rotonde. L'intérieur du musée est plus étonnant en vrai qu'en photo grâce à une scénographie très particulière. Le champ de bataille est reconstitué devant une fresque peinte sur le mur circulaire longue de 114 mètres et haute de 14 mètres, ce qui produit un réalisme saisissant. Il s'agit du siège de Sébastopol par les français lors de la bataille de Crimée de 1854 à 1855.

Sébastopol, c'est aussi le site antique de Chersonese, que nous trouvons miraculeusement grâce à une pancarte aperçue sur le bord de la route, car une fois de plus les indications des guides, le GPS et les panneaux indicateurs ne sont pas d'un grand secours.

Le site archéologique est situé en bord de mer et il est possible d'associer baignade et visite touristique. En plein milieu des ruines, se trouve la cathédrale Saint Vladimir.

La route qui mène à Yalta traverse d'abord la montagne, puis surplombe la mer dégageant de superbes vues. La côte est richement aménagée: constructions neuves, villas luxueuses, route impeccable. A Foros, le camping signalé paraît misérable et fermé. Nous roulons jusqu'à Alupka où nous trouvons un parking sur une petite terrasse d'apparence tranquille avec vue sur la mer et le château Vorontsov.

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