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Où garer votre Camping-Car à Senones?

CC

 

1997 Senones 1997
Une tempête de grélons
s'abat sur la ville
Chateau en flamme
Le centre de Senones
est bloqué par les glaces
 

Voyage en Ukraine 2011

d'un camping-cariste vosgien

Drapeau de Croatie

 

 

 

Le camping Prolisok

1 - 2 - 3 - 4 - 5

 

Deuxième partie: Kosiv, Khotyn, Kamenets, Kiev

Mercredi 8 juin 2011 Kosiv - Kamenets Podolski - 185 kms

Malheureusement le marché Hutsul n'a lieu que le samedi. Nous nous promenons dans la petite ville de Kosiv qui ne présente pas beaucoup d'intérêt touristique en dehors de son musée et de quelques boutiques de souvenirs. La visite du musée, qui n'ouvre ses portes qu'à 10 heures, est intéressante et complète celle de celui de Kolomyia. On y retrouve l'artisanat Hutsul et une belle collection de céramiques.

La route vers Chernivtsi est chaotique, mais nous sommes à présent bien habitués à la conduite prudente et aux moyennes n'excédant pas les quarante kilomètres à l'heure et nous prenons notre mal en patience en admirant les cigognes parfois en plein vol ou dans leurs nids au bord des routes nourrissant leurs cigogneaux. Une fois sur la nationale, l'asphalte est parfois plus lisse autorisant des pointes de vitesse à soixante. Nous passons un premier contrôle de police avec vérification de routine et sans doute un peu de curiosité à l'égard du camping-car de la part des policiers, qui se montrent charmants.

Nous parvenons au château de Khotyn que nous trouvons facilement, d'autant que pour une fois, il existe des panneaux indicateurs en anglais. Le gardien du parking nous fait comprendre d'emblée qu'il ne sera pas possible rester là pour la nuit, contrairement aux informations que nous avions pu glaner sur Internet avant le départ.

Хотин
Khotyn

Le château surplombe le Dnister, dans un endroit remarquable que l'on découvre progressivement en descendant le chemin qui mène à la forteresse. Attention de ne pas oublier de prendre les billets pour la visite en haut du parking, car il faudra alors tout remonter pour avoir l'autorisation de pénétrer dans l'enceinte du château. Il faut payer un petit supplément pour voir le musée qui expose une galerie de tableaux des différents occupants des lieux: polonais, russes, turcs, ukrainiens, moldaves, et les souterrains qui contiennent une collection d'armes moyenâgeuses allant de la marmite d'huile bouillante à la catapulte.

.Comme il fait très chaud, nous profitons du café à proximité pour déguster une glace avant de remonter au camping-car. Il s'agit maintenant de trouver un endroit pour dormir, le plan Khotyn étant compromis.

Кам'янець Подільський
Kamenets Podolski

C'est finalement sur la place arménienne de Kamenets, presque déserte en fin d'après midi, que nous décidons de passer la nuit. Nous sommes à deux pas de la forteresse, plantée sur un éperon rocheux et entourée d'un profond ravin. Sur la gauche de la route qui conduit au château, le restaurant "Pid Bramoïou" est charmant et possède une vue imprenable. Le serveur parle quelques mots d'anglais. Le repas constitué d'un borsh ukrainien et de varenikis aux testicules de mouton est délicieux et ne nous coûte que 100UAH, soit à peine une dizaine d'euros.

 

Jeudi 9 juin 2011 Kamenets Podolski - route de Kiev - 340 kms

Le temps est un peu couvert mais la température reste agréable. La nuit a été émaillée de coups de tonnerre et d'aboiements de chien. Notre visite de Kamenets commence par la vieille ville, la place polonaise, le puit arménien, la mairie et l'étonnante cathédrale Pierre et Paul flanquée d'un minaret, préservé par respect pour les anciens occupants turques et surmonté d'une vierge dorée.

Les touristes qui commencent à arriver sont en grande majorité d'origine polonaise.

On parvient au Zamok, ou l'ancienne forteresse, en franchissant un pont interdit à la circulation pendant la journée. Sa situation, entourée de ravins où serpente la rivière Smotrytch, permet de comprendre son caractère de place imprenable, ultime bastion de la chrétienté à l'Est. Moins bucolique que Khotyn, la forteresse est cependant bien conservée et garnie de nombreuses tourelles sur son enceinte. Nous passons le reste de la matinée à la découvrir et rentrons au camping-car pour manger avant de reprendre la route vers Kiev.

Comme nous pouvions nous y attendre la route est longue, monotone, sans grand intérêt touristique et comme toutes celles que nous avons connues jusqu'à présent, terriblement cahotante, ce qui nous vaut des chambardements de toute sorte dans le réfrigérateur ou les placards. Juste à la sortie de Starokostiantyniv, alors que nous faisons une pause après 150 kilomètres et plus de trois heures de conduite, une voiture ukrainienne s'arrête et le passager nous interpelle: " Frantsuzʹkyy̆ ?" . Je réponds tak. C'est un expatrié français, agriculteur qui s'est installé dans la région et qui me dit sa surprise de voir une plaque d'immatriculation française sur cette route. Il s'en suit une visite du camping-car qui fait l'étonnement du chauffeur ukrainien. Malheureusement, ils sont pressés et nous ne pouvons échanger que quelques impressions rapides.

La route s'anime parfois un peu avec la traversée des longs villages dans lesquels nous prenons plaisir à découvrir les nombreux nids de cigognes souvent occupés par de petits cigogneaux . Les maisons sont en retrait de la route, laissant entre la chaussée et leurs clôtures un espace occupé par les animaux de la ferme en liberté: vaches, chevaux, chèvres, poules, oies, avec souvent leur progéniture récente. L'agencement des villages ressemble à celui des villages roumains, mais les maisons sont plus quelconques, sans le charme et les couleurs de leurs homologues roumaines.

L'autoroute qui démarre sur la carte routière à Jytomyr avait fait naître quelques espoirs sur une amélioration de nos conditions de circulation et nous nous voyons déjà à Kiev pour la soirée. La seule chose qui apparente l'autoroute avec ce que nous connaissons est la présence de deux fois deux voies: L'asphalte est vétuste, la traversée des villages est limitée à 60 kilomètres à l'heure, les croisements ne sont pas sécurisés, des passages cloutés franchissent la chaussée, d'hypothétiques travaux ralentissent la circulation, et il est possible de faire demi-tour à certains endroits! Autant dire que la vigilance s'impose et que la moyenne kilométrique reste faible. Plutôt que de s'obstiner à atteindre coûte que coûte Kiev, nous nous arrêtons à l'orée d'un bois à l'arrière d'une station service: coordonnées GPS N 50°21.433' EO 29°19.305'.

 

Vendredi 10 juin 2011 Route de Kiev - Kiev - 74 kms

La nuit a été relativement calme. L'intensité du trafic sur l'autoroute ne semble pas perturber la vie des cigognes dont les nids bordent la route à hauteur des villages. Sur le bas coté de la chaussée, des vendeurs de fraises sont installés depuis le lever du jour.

Nous ne sommes pas mécontents de passer quelques jours au camping de Kiev, la pratique nous ayant montré que ces étapes dans des lieux étrangers peu fréquentés par les camping-caristes sont toujours l'occasion d'échanger avec d'autres routards des informations, des partages d'expérience, ou des impressions personnelles.

Київ
Kiev

Nous parvenons sans difficultés au camping Prolisok situé à une dizaine de kilomètres du centre ville sur la route de L'viv. L'accueil se fait à la réception de l'hôtel. Le tarif est de 100UAH par personne.

Туристичний комплекс Пролісок
Complexe touristique Prolisok

Le camping est situé au fond d'un modeste complexe touristique. la réceptionniste nous conduit dans un petit espace boisé, rigoureusement vide de tout campeur,avec un café à une extrémité et des sanitaires à l'autre. Nous nous installons confortablement et commençons à tirer des plans pour l'organisation de la journée, assis autour de notre table de camping et sur nos fauteuils enfin sortis de la soute. Cette solitude inattendue nous laisse un peu perplexe.

Il nous faut récupérer aujourd'hui notre fille qui arrive à l'aéroport Boryspyl vers 17 heures. L'aéroport est situé à 30 kilomètres au sud-est de Kiev. Le "Petit futé", un des deux guides de voyage en notre possession, indique que le plus simple est de prendre le bus sur la place Peremohy. Nous nous y rendons en taxi, en oubliant de négocier le prix avant le départ, ce qu'il ne faut jamais faire pour ne pas avoir de mauvaises surprises à l'arrivée. Sur la place Peremohy, pas la moindre trace des bus "Polit" pour l'aéroport et peu de personnes parlant anglais susceptibles de nous renseigner (nous nous rendrons compte plus tard que les informations du Petit Futé sont souvent pour le moins imprécises et que le départ des bus se fait ailleurs).

Après un capuccino en terrasse, nous nous décidons pour un trajet en taxi, d'autant que la circulation dans Kiev devient dense et que les embouteillages apparaissent en ce milieu de vendredi après midi. Cette fois ci le tarif est négocié aller-retour.

Le trajet jusqu'à Boryspyl n'est pas compliqué, mais souvent très encombré et nous parvenons de justesse à l'heure à l'aéroport. Le retour au camping se fera vers 19 heures.

Le soir, le camping s'anime un peu: quelques clients de l'hôtel viennent s'attabler au café et la sono dispense une musique bruyante jusqu'à une heure avancée de la soirée. Le fourgon aménagé d'une famille ukrainienne s'installe à proximité de notre camping-car. Autour d'un bon verre de Vodka, nous établissons le programme du lendemain.

 

Samedi 12 juin 2011 Kiev - 0 kms

Quelques gouttes de pluie au réveil, mais le soleil est à nouveau présent lorsque nous nous levons. Le rythme de nos journées est résolument vacancier. Nous quittons Prolisok vers 10h30, passons à la réception de l'hôtel pour régler la journée (pour une raison inconnue, il nous a été demandé de régler notre séjour au jour le jour). La facture est augmentée aujourd'hui d' une taxe de 1%.

La première station de métro est à plus de deux kilomètres sur l'avenue Peremohy, ce qui représente une petite marche d'environ vingt minutes. Les tickets de métro sont des jetons en plastique que l'on achète à l'entrée des stations pour quelques UAH. Il est assez aisé de se repérer dans le métro, celui-ci ne comportant que trois lignes qui se croisent au centre ville. Nous descendons à l'arrêt "Université" pour visiter l'église Saint Vladimir reconnaissable à sa couleur jaune.

Après quelques pas en ville, comme il est midi, nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant italien en face du marché couvert. L'après midi, la circulation automobile est interdite sur le boulevard Krechtchatik, l'artère principale de Kiev, qui remonte jusqu'à la place de l'indépendance, et les piétons l'envahissent progressivement. La ville semble calme et presque silencieuse.

De la place de l'indépendance, nous gagnons la cathédrale Saint Michel, récemment reconstruite selon les plans originaux conservés et reconnaissable cette fois ci à sa couleur bleue et ses coupoles dorées. Sa décoration intérieure a été fidèlement reconstituée en fresques et mosaïques, ainsi que les différents bâtiments conventuels: enceinte avec sa porte clocher, fontaine, église réfectoire.

Un peu à l'arrière de Saint Michel, se trouve le funiculaire qui permet d'atteindre Podil, le quartier le plus ancien de Kiev, le long des bords du Dniepre.

Nous descendons dans le vieux quartier avec un but bien précis: la visite du musée de Tchernobyl. J'aurais aimé aller un peu plus loin et faire l'excursion dans la zone interdite, mais mes accompagnatrices n'étaient pas enthousiastes pour cette aventure.. Dommage, car le musée est décevant, plus orienté vers le "pathos" et les conséquences immédiates de la catastrophe, que vers les questions restées en suspens: le devenir de la zone interdite, le devenir du sarcophage même s'il est restauré, la maîtrise de l'énergie nucléaire.

La visite terminée, nous flânons dans Podil, et nous nous installons à une terrasse, histoire de découvrir la boisson populaire en ukraine: le Kvas, mélange à base de pain faiblement alcoolisé. Une bière aurait mieux fait l'affaire!

De retour au centre de Kiev, nous plongeons dans "Metrograd", un immense magasin souterrain qui s'étire sous la place Bessarabs'ka et les avenues adjacentes. Nous enchaînons par la visite du magasin " ЦУМ" ( Tsoum), les Galeries Lafayettes de Kiev, sur le Krechtchatik.

Les jambes en coton, nous regagnons Prolisok en taxi.

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