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Où garer votre Camping-Car à Senones?

CC

 

1997 Senones 1997
Une tempête de grélons
s'abat sur la ville
Chateau en flamme
Le centre de Senones
est bloqué par les glaces
 

Voyage en Turquie 2002

d'un camping-cariste vosgien

Drapeau de Croatie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nemrut plan

 

Karakus

Pont Septime

Antioche

Montée

Sommet

 

 

Chateau fille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bananiers

 

Bananiers

Deuxième partie : l'aventure du Nemrut Dag.

11/07/2002 Katha - Nemrut Dag 62 kms

C'est le grand jour.

J'en avais rêvé depuis quinze ans de cette ascension du Nemrut et c'est aujourd'hui! Combien de fois n'ai je pas contemplé la carte de la Turquie pour situer le Nemrut, fait le calcul des kilomètres et me suis dit: c'est possible même en quatre semaines de vacances.

Et puis, il y a ce terrible récit de Sylvie et Philou sur l'ascension avec Bouli leur camping-car de ce sommet mythique dans Camping-car en liberté, qui a du en faire renoncer plus d'un.

Le tombeau d'Antiochos Ier (69 à 34 av. J.-C.), qui régna sur le Commagène, royaume constitué au nord de la Syrie et de l'Euphrate après le démembrement de l'empire d'Alexandre, représente une des plus colossales entreprises de l'époque hellénistique. Le syncrétisme de son panthéon et la filiation légendaire grecque et perse de ses rois attestent la double origine de la culture et de l'esthétique de ce royaume.

Qu'importe! Je ne suis pas arrivé si près du but pour abandonner devant l'insistance des chauffeurs de l'hôtel qui veulent m'y conduire de toute force dans leurs petit fourgons à touristes. Je veux dormir ce soir la tête dans les étoiles en haut du Nemrut, près du tombeau d'Antioche.

Les préludes

Nous démarrons à deux heures de l'après-midi.

L'excursion débute par le tumulus de Karakus, tombeau des dames du royaume de Commagène, gardé par des colonnes surmontées d'animaux dont seul l'aigle est encore en place.

Plus loin, il faudra franchir le pont Cendere, construit par les légions de Septime Sévère. Son passage est délicat en raison de l'important dos d'âne, mais Pinoche surmonte l'obstacle sans encombre.

Les choses sérieuses commencent avec l'arrivée de la montée. Carol est un peu stressée, car elle a lu comme moi le fameux récit de Sylvie et Philou et les deux litres d'huile entre les fesses de Sylvie lui rappellent trop les situations délicates que nous avons vécues dans nos précédents voyages et tout particulièrement un croisement épique sur une route de montagne étroite d'une île croate.

Nous parvenons aisément aux premiers pavés à douze kilomètres du sommet sans rencontrer âme qui vive sur la route. Les pavés sont larges et bien posés. La difficulté de l'aventure nous paraît un peu surfaite... même si nous savons que le pire est à venir.

L'ascension

Deux kilomètres plus tard apparaissent les vrais pavés...

La route grimpe fortement et le camping-car est secoué dans tous les sens malgré notre allure très lente. Pinoche chauffe un peu, mais tient bon. Il avale sans sourciller toutes les côtes, dont les pentes sont parfois vertigineuses.

Tout d'un coup, le Nemrut est devant nous. Quelle émotion! Quel spectacle au milieu de ces montagnes arides et désertiques. Ce petit sommet d'allure blanchâtre qui vient couronner la montagne a quelque chose d'irréel.

Nous parvenons enfin à notre but et nous garons le camping-car le long du café qui marque l'entrée du site, sur une plate-forme le moins en pente possible, ce qui n'est pas trop évident. En dehors des gardiens, nous sommes seuls.

Pour nous remettre de nos émotions, nous nous installons quelques instants au café pour boire un petit thé et nous en sommes pour l'achat, quasiment obligatoire, du livre écrit par le patron sur le Nemrut.

Nous escaladons ensuite à pied le sentier qui mène au tumulus: quelques personnes nous y ont précédé sans doute arrivées par l'accès de Malatya. Visite de la terrasse Est, puis de la terrasse Ouest, nombreuses photos, nous sommes totalement subjugués par la beauté et la solennité du site.

Et puis c'est l'attente... nous nous installons sur la terrasse ouest pour profiter des effets de lumière du coucher de soleil. Le froid commence à tomber et le silence règne autour de nous. Nous contemplons ces têtes divines tombées à nos pieds.

Les touristes se mettent alors à affluer et à gâcher la magie du spectacle par leurs cris, leurs conversations fortes et leurs rires irrespectueux. Nous sommes dans un endroit mythique dont le secret n'a jamais été découvert malgré tous les efforts des plus éminents archéologues. Débarque un groupe d'italiens, qui photographie sans gêne, s'installe devant nous et nous bouche la vue des statues. Le soleil se couche et je parviens dans la cohue à faire quelques photos des pierres embrasées.

La nuit tombée, la foule s'en va et les lieux reprennent leurs droits. Il commence à faire très froid et nos gilets ne sont pas de trop. Le silence revient et le roi de Commagène trouve le repos à nouveau.

La nuit

Nous redescendons au camping-car.

Un autre véhicule s'est garé près de nous pour passer cette nuit quasi céleste. Les minibus s'ébrouent en pétaradant, tandis qu'une partie des touristes colonise le café pour y passer la nuit. Autant dire que le calme n'est pas acquis et que le sommeil sera d'autant plus perturbé que l'aube ramène un nouveau flot de gens bruyants et excités.

Nous regrettons de ne pas avoir choisi une plate-forme de cailloux plus à l'écart, un peu en contrebas.

 

12/07/2002 Nemrut Dag- Silifke 596 kms

Malgré la nuit difficile, aucun regret.

Nous redescendons doucement et prudemment pour économiser les freins de Pinoche, avec le sentiment merveilleux du rêve réalisé. Le Nemrut dag est un must et une nuit à son sommet est un privilège que les camping-caristes ont bien de la chance de pouvoir connaître.

Nous filons vers la Méditerranée en longeant le nord de la Syrie et la ville d'Alep, que j'avais visitée il y a quelques années.

La route traverse la Cilicie et longe de nombreux châteaux.

Arrêt à Kizkalesi, 25 kms avant Silifke, au camping BP Mocamp, peu fréquenté, très agréable et au prix négocié tout à fait raisonnable. Un peu de repos nous fera du bien.

 

13/07/2002 Silifke 0 kms

Farniente, plage, bronzette, lecture pendant toute la journée.

La mer est chaude et le camping a tout fait pour la rendre accueillante: des parasols et des lits de plages sont installés sur les rochers, des échelles métalliques permettent l'accès direct à l'eau profonde. Autant dire qu'il n'était pas question pour nous de nous en priver.

Le soir une bonne surprise nous attendait. Nos voisins de camping nous apportent d'abord un plateau de cerises, puis une part de gâteau au chocolat car c'est l'anniversaire d'un de leurs enfants.

Quel pays cette Turquie!

 

14/07/2002 Silifke - Analya 221 kms

Pour bien commencer la journée une baignade s'impose.

Le temps de prendre congé de nos sympathiques voisins turcs, puis de remballer tout notre matériel et nous sommes prêts pour onze heures. Quelques courses dans un mini-market nous permettent de refaire le plein en ravitaillement de première nécessité.

La route le long de la côte est superbe, mais longue et fastidieuse pour le conducteur. Il ne faut pas espérer tenir une moyenne, mais plutôt se laisser couler dans la beauté du décor.

La région d'Anamur est réputée pour ses bananes. Etrange spectacle que ses plantations de bananiers qui tapissent en escaliers les flancs de la montagne jusqu'à la mer.

Le soir nous parviendrons finalement au Perle camping, un modeste terrain situé près du cimetière d'Analya, bordé d'une petite plage, où l'accueil est chaleureux et la cuisine familiale est excellente.

 

 

 
   
   
   
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